Articles

La Playlist Distortion (Novembre 2014)

Comme chaque mois, l'équipe Distortion s'est attelée à vous sélectionner les morceaux qui ont marqué le mois, le tout compilé dans une playlist de vingt titres.

Rude est la tâche de développer un projet tel que Distortion, notre volonté croissante de se rendre plus pregnant sur la toile se heurtant fréquemment à une réalité tout autre. Si le plaisir et l'envie sont toujours là (et c'est finalement le plus important), nous allons malgré tout nous accorder une pause d'un petit mois, le temps de réfléchir à certaines choses, à de nouveaux moyens d'échanges, à de nouvelles idées... 

On tourne donc une petite page, et quoi de mieux que de la tourner sur une Playlist comportant un extrait du nouvel album des Foo Fighters. C'est avec eux que tout avait commencé quand en avril 2011, je m'étais décidé à saisir mon clavier pour écrire quelques lignes sur leur excellent Wasting Light. 

L'histoire ne s'arrête néanmoins pas là. On lâchera pas l'affaire comme ça ! On revient vite, et accrochez vous, parceque ça risque de ruer dans les brancards...

Lien Spotify : Distortion 2014/11

Lien Deezer : Distortion 2014/11

Et ici, le lien Spotify regroupant la totalité des Playlists 2014 : DISTORTION 2014

1. Foo Fighters – Something From Nothing
2. Mermonte – Angélique Beaulieu
3. Ben Howard – Small Things
4. Vince Staples – Fire
5. Boys Noize – Alarm
6. Childish Gambino – Retro [ROUGH]
7. Les Sins – Bother
8. Flight Facilities – Sunshine
9. Soundgarden – Storm
10. Fritz Kalkbrenner – Pass the Buck
11. Billy Talent – Kingdom of Zod
12. Kendrick Lamar – i
13. Ataah King – Acid Reign - Acid Reign
14. The Voyeurs – Stunners
15. She Keeps Bees – Owl
16. Hanni El Khatib – Moonlight
17. Slipknot – Killpop
18. Supercharger – Blood Red Lips
19. Marilyn Manson – Third Day Of A Seven Day Binge
20. Machine Head – Now We Die
read more

Les Artistes à découvrir : Fuzzy Vox

Comme quoi on peut porter un costume et sauter partout sans être un trader bourré d'amphétamines qui cherche à décompresser après une journée harassante et bigrement ennuyante. C'est le cas pour les gars de Fuzzy Vox qui se feront un plaisir de vous accueillir à leurs concerts – et encore plus si vous êtes trader –.  Le trio survolté incarne cette bonne vieille scène qui sent bon la bière tiède et le tabac froid : on parle bien de la scène power rock. Un groupe bien de chez nous qui puise son inspiration dans une musique pas de chez nous évidemment ; on reconnaîtra un penchant pour les Hives mais aussi des artistes beaucoup plus garage et psyché comme les Thee Oh Sees et Ty Segall.  J'ai pu les découvrir lors de leur concert au Café Charbon le 17 octobre pour une prestation qui, comme le dirait Sartre : « te défonce la gueule ». Un set mené de A à Z avec une intense frénésie et une énergie incroyable, des cascades (si tu aimes regarder des personnes s'exploser les côtes), un son démentiel et un sens de l'humour qui mérite d'être souligné. Ils ont interprété leur LP « On Heat » – mention spéciale pour She's on her period - again  – et quelques reprises comme Girlfriend. Il faut absolument les voir sur scène, « c'est un ordre immédiat de votre supérieur hiérarchique » ! Ils ont beaucoup à offrir à leur public et la meilleure réponse qu'ils puissent espérer c'est de sentir le plancher vibrer sous les milliers de pas qui grouillent. Alors foncez ! Et je ne veux plus vous entendre dire qu'on a rien en France parce que maintenant, en plus du vin, et je ne sais quelle autre connerie, on a Fuzzy Vox. C'est pas la classe ça ?

Simon

read more

Awolnation - Megalithic Symphony (2012)

Que peut bien dissimuler cette mystérieuse jacket, nous dévoilant un paysage sombre, mystérieux...
On aperçoit un ciel obscur et nébuleux, des eaux inquiétantes sur lesquelles se détachent, à travers la brume, deux lettres, AN. Elles forment une sorte d' île rocheuse, une citée inconnue, sauvage, intrigante. Cet îlot est surplombé du nom du groupe : Awolnation. On s'attend alors à entrer dans un univers profond, à découvrir un son singulier, enveloppant, nocturne. On s'apprête à s'aventurer dans la Nation d'Awol - surnom du chanteur Aaron Bruno. Et pourtant... à l'écoute, la déception plane.
Alors que peut-on trouver en écoutant ce disque d'électro-rock, Megalithic Symphony ?

Un mot d'abord sur le groupe. Awolnation est une formation américaine qui se compose de Drew Stewart (guitare), de Kenny Carkeet (guitare, clavier), de David Amezcua (basse), d'Hayden Scott (batterie), et du chanteur Aaron Bruno. Ils font le pari de tenter l'audacieux mélange rock-musique électronique. Ils associent ainsi dans leurs compositions sons synthétiques et instruments ''traditionnels''. Megalithic Symphony est disponible en format CD en France en juin 2012, et c'est le premier disque du groupe. Ce dernier gagne en visibilité grâce au succès de « Sail ». Ce morceau, particulièrement remarquable, réussi rapidement à transporter l'auditeur : puissant et percutant, on ressent quelque chose de fort, de poignant dès la première écoute. Saisissant. Et c'est effectivement ce single prodigieux qui m'a poussée à en découvrir d'avantage et à essayer de percer le mystère, à écouter l'album dans sa totalité. 

Le disque s'ouvre avec le morceau éponyme, sorte de présentation du groupe : il se constitue uniquement de sons électroniques et d'une voix, comme venue d'ailleurs, qui clame le nom du groupe, semblant débarquer d'une autre planète. Mais la suite n'a pourtant pas vraiment d'identité propre ; la tracklist oscille entre chansons (trop) sages, morceaux (un peu) plus énervés, et ébauches d'idées. Nous pouvons donc tomber sur des titres un brin gentillets comme « People », voir carrément niais : « Jump on my Shoulders », et son refrain risible, en est la démonstration. Il en va de même pour « Kill your Heroes » mais, vu le clip qui respire l'ironie et l'exagération, on peut se dire que le côté abusivement guilleret est voulu cette fois. Après une introduction agaçante, « Wake Up » offre des couplets à peine plus insolent, mais ces derniers sont fâcheusement rattrapés par un refrain encore une fois trop poli, mélodiquement parlant. Les paroles de « All I need » sont quelque peu simples et naïves (« all I need... is you smiling at me »), mais restent plutôt jolies. Par contre le tout reste très répétitif, et manque cruellement de caractère. On s'ennuie, en définitive.
Heureusement, des morceaux comme « Soul Wars » sont là pour faire gagner le groupe en crédibilité. Plus nerveux que ceux cités précédemment, plus brutal aussi (voire quasi agressif avec les ''Hoo Ha'' guerriers dans la deuxième partie du titre), Bruno adopte dans celui-ci une voix plus rocailleuse, plus rauque. Plus rock. Il en va de même pour « Burn it Down » : rapide et vigoureux, voir impudent (« If you're sick, baby girl, I will love to be your doctor »), ce morceau froisse convenablement l'image - souvent trop lisse - que le groupe renvoie à travers sa musique. « Guilty Filthy Soul » est également un bon morceau, muni d'une bonne rythmique. Dernier coup de cœur, le très bon « Not your Fault », dansant dans les couplets et ébouriffant dans les refrains. Pour cause : le chanteur passe sans prévenir de sa voix de gentil garçon (que je lui reprochais tout à l'heure) à sa voix éraillée. Le mélange des deux timbres est fameux. Mais je continue à penser que Bruno devrait laisser au placard sa voix de Docteur Jekyll, et libérer une bonne fois pour toute le Mister Hyde qui se cache quelque part derrière ses cordes vocales. J'achève le résumé de la tracklist en évoquant les morceaux ''inachevés'', que sont « Some Sort of Creature » et « My Nightmare's Dream ». Le premier présente une sorte d'enregistrement rudimentaire, dans lequel on entend le chanteur raconter une banalité qui apparemment a retenu son attention ; comme s'il se parlait à lui même ou si quelqu'un enregistrait son témoignage. Le second établit le même type d'enregistrement, et semble être un essai au titre « All I need », qui, soit dit en passant, emprunte la mélodie des choeurs dans « Walk on the wild side » de Lou Reed. Pour finir, le quasi expérimental « Knights of Shame » clôture cet album. On se perd rapidement dans ce quart d'heure de musique qui paraîtrait presque interminable. Ce morceau est en fait à l'image de l'album dans sa globalité : comme une symphonie à plusieurs mouvements, il assemble différentes parties (esquisses de chansons indépendantes ?), plus ou moins abouties, offrant de bons passages et des moins bons, de manière un peu décousue. Mais l'attente vaut le détour, car les dernières 4 minutes constituent quand même un beau final à cette ''symphonie mégalithique''. 

Un bilan en demi teinte donc, puisque malgré quelques réussites, cet album ne parvient pas à transporter l'auditeur dans un univers, qui semblait pourtant prometteur, ce qui est quelque peu décevant. Et dommage, puisque mélanger la voix presque grunge d'un chanteur qui ne manque pas de charisme à des arrangements électro-futuristes est un enjeu plutôt prenant. D'autant plus que, quand on y prête attention, une volonté de cohésion est perceptible. Certains thèmes - supers pouvoirs, extra terrestres, rêve, Espace, mais également mer, navigation - reviennent à plusieurs reprises aussi bien dans les paroles (« Now I'm the pilot of this spaceship ») que dans les clips (entre autres, « Sail », dans lequel on voit le chanteur s'enregistrer sur un magnétophone, alors que des E.T prennent d'assaut sa maison) ou les images (cf la pochette de leur EP Back from Earth). S'il est amusant de constater ces analogies, le projet dans sa globalité laisse tout de même une impression de tentative inachevée, car les membres du groupe ne vont malheureusement pas au bout de leurs idées. Il faut peut être laisser davantage de temps à ces musiciens au potentiel certain pour dessiner avec plus de justesse et de caractère les contours de leur univers spatial agréablement étrange.

Withnail


read more

POST FINEM, le nouveau clip / court métrage de NohOï est en ligne

Après six mois d'attente, POST FINEM, le nouveau projet vidéo du groupe de post rock lyonnais NohOï est enfin en ligne. Plus qu'un clip, POST FINEM s'articule autour d'un fil conducteur narratif, ainsi qu'autour de trois compositions, nouvelles pour la plupart.

Le court métrage met en scène Louise, une femme dont la vie, morne, va être subitement bouleversé du jour au lendemain par des apparitions. D'où viennent-elles ? Qui sont-ils ?

« Que restera-t-il de moi ? De toi ? De nous ? 
Un désir me ronge, le désir de ce que je n'aurais pas fait, pas vu, pas connu. J'ai tellement peur de partir avant d'avoir tout fait.POST FINEM »

Un bien beau projet que l'on vous invite à découvrir ci dessous : 




Niamreg
read more

La Playlist Distortion (Octobre 2014)

Comme chaque mois, l'équipe Distortion s'est attelée à vous sélectionner les morceaux qui ont marqué le mois, le tout compilé dans une playlist de vingt titres.

Si vous nous suivez depuis quelques temps, vous n'êtes pas sans savoir que l'équipe Distortion apprécie le rock bien ferreux. La sortie du dernier album des Datsuns ne pouvait donc que nous combler. D'autant plus que ce dernier est de très haut niveau. Si il ne se hisse pas au niveau de Outta Sight/Outta Mind, l'énergie brut du combo néozélandais est tout de même bel et bien là.

Après Morissey le mois dernier, c'est au tour d'un autre membre des Smiths de refaire son apparition, en la personne du génialissime guitariste Johnny Marr. On vous propose d'écouter Back in the box, extrait de Playland.

L'évènement incontournable (vraiment!) de ce mois ci reste la sortie du premier album de nos amis belges de BRNS. Patine est un diamant brut qui rafraîchit le paysage pop rockeux par son inventivité.

Lien Spotify : Distortion 2014/10

Lien Deezer : Distortion 2014/10

Et ici, le lien Spotify regroupant toutes les Playlists Distortion 2014 : DISTORTION 2014

1. The Datsuns – Caught in the Silver
2. TV On The Radio – Happy Idiot
3. Brns – My Head Is Into You
4. Bass Drum Of Death – For Blood
5. Johnny Marr – Back In The Box
6. I AM UN CHIEN !! – You & I
7. Ez3kiel – Anonymous
8. Pigeon John – Boomerang
9. Chill Bump – The Memo
10. Guts – Want It Back (feat. Patrice & The School Voices NYC)
11. Damien Rice – My Favourite Faded Fantasy
12. Jessica93 – Asylum
13. Nada Surf – Everyone's On Tour
14. Nick Oliveri's Uncontrollable – Come and You're Gone (feat. Marc Diamond and Blag Dhalia)
15. Mark Lanegan Band – Harvest Home
16. Octave Minds – Tap Dance (feat. Chance the Rapper & The Social Experiment)
17. Mr Oizo – Machyne
18. Aphex Twin – 180db_ [130]
19. La Canaille – Quelque chose se prépare (feat. DJ Pone)
20. Run The Jewels – Oh My Darling Don't Cry
read more

La Playlist Distortion (Septembre 2014)

Comme chaque mois, l'équipe Distortion s'est attelée à vous sélectionner les morceaux qui ont marqué le mois, le tout compilé dans une playlist de vingt titres.

Omniprésent sur scène comme sur le papier, Robert Plant est également de retour dans les bacs avec un dixième album solo paru début septembre. Si la voix du leader de Led Zep ne titille plus les hauteurs stratosphériques de Black Dog ou autres Heartbreaker, le félin est néanmoins loin d'avoir poussé son dernier rugissement, évoluant dans un domaine désormais plus intimiste.

Le mois de septembre marque le retour tant attendu des Death From Above 1979. Dix longues années après le dévastateur You're a Woman, I'm a Machine, les américains nous offre The Physical World. 35 minutes de bonheur.

La découverte du mois se nomme Mick Jenkins. Du haut de ses 23 printemps, le natif de Huntsville en Alabama, a sorti The Water(s), mixtape regroupant quinze morceaux, dont le très vénèr' Jerome, en feat avec Joey Bada$$. Notre homme sait donc déjà bien s'entourer... mais honnêtement, il est peu probable que Mick Jenkins ait besoin de ça dans un futur proche compte tenu de l'aisance avec laquelle il déverse son flow, à la manière d'un certain Kendrick Lamar à ses débuts.

Ce mois ci vous pourrez également retrouver :
   - Cleopatra, nouvel extrait du futur album de Weezer
   - Le rock bien virulent des Marmozets avec Move, Shake, Hide
   - Higher, nouveau morceau de SBTRKT, en feat. avec Raury
   - Le post rock des Maybeshewill
   - Le flow posé de George The Poet sur une instru de Bodhi
   - Le Rock n' Roll avec un GRAND R du non moins grand Brian Setzer
   - ...

Pour le reste, vous savez où ça se passe :

Lien Spotify : Distortion 2014/09

Lien Deezer : Distortion 2014/09

Et ici, le lien Spotify regroupant toutes les Playlists Distortion 2014 : DISTORTION 2014

Particularité ce mois ci, la Playlist Deezer diffère de la Playlist Spotify, la faute à l'absence de certains morceaux dans la bibliothèque Deezer. Les adeptes de cette plateforme d'écoute ne seront du moins pas en reste puisqu'ils pourront apprécier deux nouveaux morceaux de Nick Cave et Simian Mobile Disco. Cadeau !

1. Robert Plant – Rainbow
2. Death From Above 1979 – Government Trash
3. Mick Jenkins – The Waters
4. SBTRKT – Higher
5. Flying Lotus – Never Catch Me (feat. Kendrick Lamar)

6. Brian Setzer – Let's Shake
7. The Dø – Despair, Hangover & Ecstasy
8. Maybeshewill – In Amber
9. Weezer – Cleopatra
10. Marmozets – Move, Shake, Hide
11. Limp Bizkit – Endless Slaughter
12. J Mascis – Every Morning
13. Puss N Boots – Leaving London
14. Banks – Beggin For Thread
15. Madben – And Then We Were Alive - Original Mix
16. Kele – Doubt
17. Alex Wiley – Splash Game
18. The Young – Cry of Tin
19. Bodhi feat. George the Poet – My City
20. Spoon – Let Me Be Mine
read more

Weezer en cinq morceaux

Vous en avez peut-être entendu parler : Weezer est de retour pour un 10ème album !
Prévue pour le 4 Octobre la galette se prénomine : Everything Will Be Alright In The End.
Après Back To The Shack, le groupe vient tout juste de nous dévoiler Cleopatra en second single du futur album.
On y reconnaît la patte de la joyeuse bande, disto et sons légers dirigés avec tact. Le morceau est efficace, le refrain envoûtant comme souvent et nous prouve encore une fois qu'on peut faire du rock, balancer de l'energie sans pour autant gueuler. L'intro un poil country surprend au début, mais l'évolution de la chanson la rend tout à fait légitime. 

Mais trêve de joyeusetés, il est temps de s'intéresser un peu à la disco du groupe et de vous présenter 5 morceaux qui sans forcément être les plus connus reflètent le style de ce groupe qui nous est cher à moi et ma jeunesse.


Heart Songs - The Red Album

Le morceau le plus récent que je citerai, non point que je trouve que les derniers album craignent, loin de moi cette idée. Ma préférence va pour les anciens, bien que je trouve la majorité des titres d'Hurley vraiment cool.
Heart Songs, c'est la chanson calme, car le rock, c'est aussi des titres plus acoustiques, plus intimes, plus... bon, plus calmes et jolis, et qui plaisent sûrement aux filles. Heart Songs résume cette partie calme qu'est capable d'exprimer Weezer, autre exemple avec Butterfly de Pinkerton.



Photograph - The Green Album

J'aurai pu également citer Hash Pipe qui fait parti de mes morceaux préférés du Green Album. Photograph est un titre qui sonne plutôt joyeux et entraînant, accompagné de clap clap et de houhouhou. Je ne peux juste pas me retenir de les imiter, et tout cela a comme un petit air de vacances, allez savoir pourquoi. Mais la partie qui m'intéresse le plus, c'est le passage au refrain, un son bien plus lourd pour accompagner la voix, sans pour autant rompre le charme du titre. Ce refrain me rend juste fou, et donne envie de gratter en puissance sur la guitare.



Say I' Ain't So - The Blue Album

En ce qui concerne le Blue Album, plusieurs titres font fort avec notamment Buddy Holly et My Name Is Jonas. J'ai choisi Say It Ain't So pour son démarrage plutôt calme et la monté en puissance dont le titre fait preuve. Je ne m'étendrai pas trop sur le solo mais disons le franchement, il est juste magnifique. Car Weezer c'est ça, c'est beau, et ce titre renvoi tellement d'émotions qu'il a vraiment sa place dans ce top.
Pour la peine je vous mets la version Live de 95 chez Letterman, grands dieux, 95, qu'est-ce qu'on vieillit.



Tragic Girl - Pinkerton, Deluxe Edition

Quasiment inconnu du public, j'ai choisit Tragic Girl. En effet ce titre n'était pas présent sur la version de base de l'album et je ne l'ai découvert que lors de la sortie de la réédition en version deluxe. Ce titre commence juste en guitare voix, puis batterie, arrivent ensuite les leads et la basse. Une structure déjà vue certes, mais tellement efficace et qui donne toute sa force au morceau. Les lead ainsi que la basse sont juste incroyables. Vous pouvez même écouter le second couplet en boucle tellement ce passage est fou, autant les leads que les petits effets aigus venus habiller le fond.



Tired Of Sex - Pinkerton

Encore un morceau de Pinkerton, vous l'aurez deviné, mon album phare. Ce  dernier lors de sa sortie n'a pas réellement connu le succès, et notre cher Rivers Cuomo qui était alors aux commandes s'en est beaucoup voulut, à tel point qu'il détestait cet album fût une époque, allant jusqu'à le considérer comme une erreur de parcours. Mais Pinkerton a su se faire son propre succès à travers le temps. Une partie des fans adorait vraiment Pinkerton, et cet album un peu obscure en est devenu culte. Ce n'est qu'avec le temps qu'il a réellement été apprécié à sa juste valeur. Cet album est plus sombre, plus triste et plus personnel pour Rivers Cuomo, et c'est ce qui en fait sa force et sa beauté.
Tired Of Sex, premier titre de l'album est pour moi un mélange étonnant. C'est le titre qui ressort le plus à mes yeux. Même esprit que Tragic Girl à mes yeux, une bonne formule et un bon mix entre les leads guitares plutôt extraordinaire, la basse débordant d'overdrive sans être trop crado ni violente, et la voix claire de Cuomo. Le texte me fait un peu rire également je dois l'avouer, quand vous voyez le groupe au look plutôt geek jouer le titre en concert, et chanter qu'ils en ont marre du sexe avec toutes ces filles et nous faire ressentir cette fatigue émotionnelle. C'est juste très fort. C'est également un titre à la structure démente, un début sobre tout en étant rythmé, suivit d'une explosion, les cris, les riffs furieux, et un solo dément. Tired Of Sex est dans ma liste des titres que j'écouterai à vie.


Stark
read more